El enfoque de Harvard conocido como La estrategia de ganancias mutuas "Una de las condiciones clave para el éxito de cualquier negociación es contar con una buena alternativa a un acuerdo negociado antes incluso de que comience (MESORE). En d’autres termes, avoir en main une solution viable satisfaisant nos intérêts et que nous pouvons mettre en oeuvre unilatéralement en cas de désaccord . Il existe en fait trois types de MESORE : puerta de salida, punzón, tercera parte.
Or, que ce soit le Royaume-Uni dans les négociations pour le Brexit, l’Europe face à l’extraterritorialité de la justice américaine imposée à ses entreprises pour leurs affaires avec l’Iran ou la crise inédite des gilets jaunes qui s’éternise malgré les ouvertures du gouvernement, ces situations ont un dénominateur commun : la faiblesse ou l’absence d’une MESORE solide.
En las maratonianas negociaciones del Brexit, que duraron más de dos años y fueron dirigidas por parte de la UE por Michel Barnier (apoyado por un equipo de unas sesenta personas), la frontera con Irlanda del Norte fue el último escollo. La salida se encontró gracias a un juicioso mecanismo conocido como " Backstop » (filet de sécurité) par lequel l’ensemble du Royaume-Uni reste membre de l’union douanière européenne. Or, cette solution hérisse les opposants à l’accord et a entravé sa ratification.
Para el Reino Unido, abandonar la UE sin un acuerdo el 29 de marzo, entre otras muchas consecuencias negativas, supondría el regreso de una frontera dura con controles aduaneros reales entre Irlanda del Norte y la República de Irlanda. Esto supondría un enorme riesgo de poner en entredicho el histórico Acuerdo de Viernes Santo para la paz en Irlanda del Norte. Fue negociado hace más de veinte años por Tony Blair entre unionistas protestantes y republicanos católicos.
Un « No deal » renflammerait inexorablement les tensions communautaires. Bien que théoriquement concevable notamment par les Pro Brexiter, il constitue en réalité une PISORE : la Pire Solution de Rechange à un accord négocié. En l’état actuel des choses, personne ne sait aujourd’hui quelle solution négociée pourrait être acceptable par les deux parties.
Les accords économiques de Bretton Woods signés et acceptés par les Etats-Unis en 1944 ont organisé le système monétaire mondial autour du dollar américain. Dorénavant, toutes les monnaies seront définies en dollars et seul le dollar sera défini en or. Son objectif était de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre. La règle implicite définie était que les pays ne demandent pas la conversion des dollars qui entrent chez eux en or et les américains maintiennent la valeur de leur monnaie en évitant tout dérapage incontrôlé. En contrepartie, ce sont leurs lois nationales qui s’appliquent dans les transactions internationales qu’ils effectuent. Dans les faits, les américains ont fait marcher à fond « la planche à billet » et supprimé unilatéralement la convertibilité-or en 1971.
Pero desde hace unos quince años, extraterritorialización La legislación estadounidense deja de reconocer la soberanía de las leyes nacionales desde el momento en que las transacciones con los países sometidos a embargo estadounidense (Irán, Cuba, Sudán) se realizan en dólares. Por desgracia, sigue siendo difícil prescindir de él en el comercio internacional. Así, se han producido sonados ejemplos de sanciones muy severas impuestas a empresas europeas (BNP Paribas, Crédit Agricole, Deutsche Bank, Alstom, etc.). Al no respetar sus compromisos y obligar a las empresas europeas a someterse a la ley estadounidense, Estados Unidos demuestra su voluntad de hegemonía y omnipotencia sobre la economía mundial. Es una muestra de arrogancia escandalosa hacia los países afectados, que, por otra parte, son aliados.
Pourquoi l’Europe est impuissante à protéger ses entreprises ? Là aussi la raison est jusqu’aujourd’hui dans l’incapacité à trouver une MESORE lui permettant de contourner la justice américaine. Conséquences, se pliant aux exigences des États-Unis, toutes les sociétés européennes dont des champions français (PSA, Renault…) ont stoppé leurs activités en Iran pour éviter d’être exclu du marché américain.
Heureusement, cette question a été prise à bras le corps par l’Europe qui cherche depuis des mois à bypass el dictado estadounidense. Para mejorar su MESORE y dejar de estar indefensos, los europeos planean crear una estructura ad hoc llamada SPV o " vehículo especial ». Ce mécanisme financier, encore à finaliser, permettrait aux entreprises européennes de maintenir leurs échanges commerciaux avec l’Iran tout en évitant les sanctions américaines. Comment ? Le SPV « actuaría como intermediario entre las empresas europeas e Irán, como en un sistema de trueque ". Si este sistema tiene éxito, será un gran ejemplo de "Solución Alternativa". puerta de salida ".
Dans la crise des « gilets jaunes », ce qui est frappant c’est le soutien dont ce mouvement a bénéficié depuis deux mois de la part des français. Les revendications initiales (suppression de la taxe sur les carburants, accroissement du pouvoir d’achat, suppression de l’augmentation de la CSG pour les retraités gagnant plus de 1.300€) avaient été accueilli avec compréhension puis approbation de la part d’une large majorité des citoyens. Selon les moments et les sondages, cette sympathie s’est située entre 51 et 75 %. Par ailleurs, malgré l’évolution dans les revendications devenues pour certaines plus qu’extravagantes (démission du Président, du premier ministre, dissolution de l’assemblée, et j’en passe…) et surtout les violences et les outrances qui ont accompagnées les manifestations, il n’y a pas eu un retournement massif ni un rejet de la part des citoyens.
Donc, contrairement au conflit engendré par la réforme de la SNCF où l’opinion publique a montré une compréhension à 75% en faveur du gouvernement ce qui lui a permis de tenir bon, ce dernier n’a pas bénéficié pour cette crise de l’allié de taille que constitue la majorité dite silencieuse. Quand s’y rajoute la difficulté ou le refus par les différentes mouvances des « gilets jaunes » de désigner des représentants capables d’être des partenaires crédibles de la négociation proposée (avec retard, certes) par le gouvernement, il est facile de comprendre pourquoi ce dernier a semblé déboussolé et plongé dans un embarras total.
Dicho de otro modo, por un lado el Gobierno se ha visto privado del llamado "MESORE". tercera parte Por otro lado, cuenta con otro tipo de MESORE, llamado "público" (formado por el resto de ciudadanos), que habría legitimado sus decisiones. Por otro lado, aunque tiene otro tipo de MESORE llamado " punzón » grâce à la possibilité de recourir aux forces de l’ordre pour assurer la sécurité des personnes, des biens et de la loi, il se doit de le faire avec beaucoup de discernement (malgré les provocations et la violence des casseurs en face). En effet, il fallait à tout prix éviter tout drame qui pourrait ensuite lui être reproché. Or, malgré « la retenue » dont les forces de l’ordre ont fait globalement preuve, certains « angéliques » trouvent à redire et n’hésitent pas à taxer le gouvernement et le Président Emmanuel Macron de répressifs.
Le « Grand Débat » offre certainement la meilleure voie de sortie pour le gouvernement même si la complexité du dépouillement rend l’issue incertaine quand aux attentes qui seront exprimées. E. Macron a toutefois évité le piège de donner les réponses avant la fin de cette consultation originale et inédite dans sa forme.
Estos tres ejemplos demuestran indiscutiblemente la pertinencia de la teoría de la gestión de conflictos a través de la negociación desarrollada por el Centro de Negociación de Harvard y difundida en Francia desde hace más de 35 años por el Centro Europeo de Negociación. Pour avoir du pouvoir dans une négociation, il est indispensable antes de la necesidad de identificar y mejorar constantemente el MESORE de un acuerdo negociado. Para tener más posibilidades de éxito, hay que prever y anticipar el fracaso. Esa es la paradoja.